Combien coûte un travailleur ?

Vous souhaitez engager un travailleur ? Oui, mais combien cela va-t-il coûter ?
Pour connaître les coûts liés à ce nouveau travailleur, vous devez disposer de  certaines informations.
 

Les principaux facteurs qui influencent le salaire d’un travailleur sont :

  • son statut,
  • la commission paritaire à laquelle appartient votre entreprise.
  • son âge,
  • son ancienneté,
  • son horaire de travail,
  • les avantages extralégaux que vous lui octroierez,
  • les cotisations patronales de base,
  • les cotisations spéciales,
  • les vacances annuelles,
  • les réductions éventuelles,

Si vous connaissez déjà tous ces éléments, vous pouvez déterminer les coûts à l’aide de notre outil de simulation Salary Sim.

Ceux qui engagent leur premier salarié avant le 31 décembre 2020 bénéficient d'une exonération des cotisations sociales de base de l'employeur pendant toute la période d'engagement de ce travailleur. Plus d'info sur premierengagement.be.

Le statut du travailleur

Il est important de savoir quel type de travailleur vous souhaitez engager (employé, ouvrier, étudiant, associé...). Ce choix, qui dépend de l’activité de l’entreprise mais aussi de la fonction exercée, a une influence directe sur le pécule de vacances, le chômage, le mode de paiement, les cotisations, la pension...

La commission paritaire

La commission paritaire indique le secteur d’activité auquel appartient votre entreprise, mais aussi les règles qui doivent être suivies en matière de salaire minimum, de classification des fonctions et d’autres éléments tels que les indemnités (transport, nettoyage des vêtements de travail, mobilité, RGPT...) ou les primes (prime de fin d’année, éco-chèques, prime annuelle, etc.).

L’âge du travailleur

Dans certains cas, cette information est importante, car certains barèmes sont liés à l’âge du travailleur (par exemple - 18 ans et + 18 ans).

L’ancienneté

L’ancienneté a un impact direct sur le salaire minimum, si cela est prévu dans la commission paritaire.

L’horaire

La commission paritaire indique le nombre d’heures pour un travailleur à temps plein dans votre secteur : 37 h 30, 38 h, 39 h, 40 h… Ce qui vous permet de calculer au prorata le coût d’un travailleur à temps partiel.

L’octroi d’avantages extralégaux

N’oubliez pas de mentionner les avantages que vous accorderez, comme les chèques-repas, une voiture de société, la prise en charge d’une prime d’assurance...

Les cotisations patronales de base

En tant qu’employeur, vous payez le salaire brut de votre travailleur, mais aussi les cotisations patronales de base. Depuis le tax shift, ces cotisations ne s'élèvent qu'à 25 % depuis 2018.

Les cotisations spéciales

Ces cotisations sont ajoutées aux cotisations patronales de base. Elles varient en fonction de la taille et du secteur de votre entreprise. Les cotisations spéciales peuvent porter sur :

  • les groupes à risque,
  • le fonds de sécurité d’existence du secteur de votre entreprise,
  • le fonds de fermeture d’entreprise,
  • le financement de régimes de chômage temporaire.

Les vacances annuelles

Si vous engagez un ouvrier, une cotisation de 15,84 % doit être ajoutée pour le régime des vacances annuelles qui seront payées par la caisse des vacances (ONSS).

Pour un employé, les vacances sont déterminées en fonction des prestations de l’année précédente et seront payées par l'employeur. Le pécule de vacances se compose du simple et du double pécule de vacances :

  • le simple pécule de vacances correspond à la rémunération normale du mois au cours duquel des jours de vacances sont pris.
  • le double pécule de vacances, généralement payé en mai, est égal à 92 % du salaire brut du mois au cours duquel le travailleur prend ses vacances principales (ou du mois de mai) x 1/12 par mois presté/assimilé au cours de l’année précédente.

La réduction des charges

Il existe plusieurs types de réductions des cotisations ONSS patronales :

L’état civil et les personnes à charge ne sont pas des données absolument nécessaires, mais peuvent influencer le salaire net de votre travailleur.

Dernier conseil : Il existe quelques frais supplémentaires à ne pas oublier :

  • l’assurance accidents du travail,
  • le service de prévention et de protection au travail,
  • les services pour avantages extralégaux (émetteur de chèques-repas...),
  • le secrétariat social.